Travail
rémunéré à temps partiel ou implication parascolaire : un choix à faire
Conseiller
à la clientèle dans un commerce de détail ou faire parti d’un groupe d’aide aux
devoirs? Président d’une association étudiante ou pompiste dans une station
service? Serveur dans le domaine de la restauration ou animateur à la radio
étudiante? Bénévole pour un évènement accueilli par son école ou préposé à
l’accueil dans le milieu hôtelier?
Bien
que toutes ces possibilités semblent plus qu’intéressantes, tous s’entendront
pour dire qu’occuper des fonctions autant du côté parascolaire que du côté
rémunéré aboutit bien souvent à la prise de conscience d’un manque de temps
évident. En effet, il ne faut pas oublier que le travail d’un élève est, avant
tout, d’assurer de bonnes performances au niveau scolaire et qu’une surcharge
de travail extérieur peut menacer la réussite scolaire. Alors, il ne reste plus
qu’à faire un choix afin de bien équilibrer le tout.
S’impliquer au sein de son
milieu étudiant
À
la base, l’implication parascolaire était présente afin d’offrir aux jeunes la
possibilité de s’engager et d’occuper certaines fonctions au sein de leur
milieu scolaire. Ceci leur permettait ainsi d’acquérir une expérience
significative les préparant progressivement au monde du travail. Désormais,
bien qu’elle demeure un moyen permettant aux élèves de s’investir dans leur
propre milieu, l’intérêt que l'implication parascolaire provoque est plutôt
limité. En effet, les élèves semblent plutôt croire qu’une expérience bénévole
dans son milieu étudiant ne pèse pas autant qu’une expérience de travail
rémunéré aux yeux d’un employeur. Pourtant, elle demeure aussi significative au
niveau des tâches exécutées et de l’expérience acquise et démontre à
l’employeur la capacité de donner son temps sans nécessairement en attendre
rémunération. Par ailleurs, la question salariale pèse aussi beaucoup sur la
décision d’opter pour le travail rémunéré. Si ces deux raisons jouent
réellement en grande partie sur la décision d’opter pour le travail rémunéré,
c’est bien dommage! L’implication parascolaire peut pourtant apporter beaucoup
aux plans personnel et social et permet même d’obtenir des expériences
significatives qui n’auraient pu être obtenues dans le milieu professionnel,
sans la scolarisation requise. Il est en effet bien difficile d’obtenir une
expérience journalistique ou radiophonique dans des entreprises
professionnelles lorsque l’on est étudiant.
Alléchant le travail rémunéré
Il
est déjà bien loin le temps où les élèves du secondaire se contentaient d’un
emploi de camelot ou de gardien d’enfants et que ceux du collégial préféraient
le travail d’été au travail à temps partiel. Désormais, ils en veulent toujours
plus et ce, de plus en plus jeune. Ne trouvez-vous pas inquiétant qu’un élève à
peine arrivé en quatrième secondaire occupe déjà un emploi de plus de vingt
heures/semaine en plus du temps à consacrer à ses études? L’implication
parascolaire, quant à elle, permet d’éviter une telle situation. En effet, un étudiant
désireux d’acquérir de l’expérience peut facilement s’assurer d’un certain
contrôle sur son horaire. Habituellement, les différents types d’implication
sont prévus durant de courtes périodes sur les heures de repas ou quelques
heures en soirée et rarement les fins de semaine. Toutefois, il est aussi
nécessaire de considérer les raisons qui portent les élèves à désirer occuper
un emploi à temps partiel. Celles étant les plus souvent évoquées tournent
autour du désir d’obtenir une certaine indépendance financière afin de payer
les sorties, les vêtements et autres dépenses du quotidien. Il ne faut pas non
plus mettre à l’écart la valorisation personnelle que peut entraîner
l’occupation d’un emploi à temps partiel. Dans un tout autre ordre d’idées, il
faut aussi reconnaître que plus le temps avance, plus le travail à temps
partiel s’impose comme étant une obligation et non un choix. Plusieurs
étudiants du collégial se retrouvent parfois dans une situation ne leur
laissant pas d’alternative. Ils se doivent ainsi d’occuper un emploi afin de
payer les diverses dépenses relatives à l’entrée au collégial ainsi que tous
les autres frais mensuels. Certains d’entre eux auraient pourtant préféré
investir leur temps dans l’implication parascolaire…
Un choix presque inévitable
Quoi
qu’il en soit, tout ceci ne demeure qu’une question de choix relative à sa
situation ainsi qu’à ses désirs et il semble que la balance penche déjà plus
d’un côté que de l’autre. De toute évidence, les étudiants, en général,
paraissent plutôt se tourner vers le travail rémunéré au détriment de
l’implication parascolaire où il est de plus en plus difficile de trouver un
nombre adéquat de jeunes voulant y investir du temps. En revanche, il suffirait
simplement de prendre en considération que l’implication parascolaire rapporte
autant que le travail rémunéré et de s’y investir selon nos intérêts! Et pour
ceux qui réussiraient déjà à concilier la réussite scolaire, l’implication
parascolaire et le travail à temps partiel, je vous lève mon chapeau!