Devrions-nous évaluer la compétence des futurs politiciens ?



Avez vous, vous ou quelqu’un de votre entourage, été en recherche d’emploi ces derniers temps ? Si la réponse est oui, peut-être avez-vous passé des examens de connaissances, des tests psychométriques, d’aptitude, de personnalité et d’intelligence émotionnelle et ainsi de suite pour compléter tout un « chapelet ».  Après, on vous a convoqué vous et une vingtaine de candidats à une entrevue avec un comité de sélection et cela pour des postes qui vont de la vente de machinerie agricole jusqu’aux emplois cadre dans un organisme ou une entreprise. 

 

Mais, quand il s’agit de candidats en politique, nous le savons si bien, aucun test ou examen n’est demandé aux futurs élus qui auront à gérer la destinée d’une région et de bons nombres de gens.  

Le candidat une fois élu sera peut-être en tête d’un ministère où chaque décision prise aura une influence directe sur le destin de la nation. Je suis persuadée que si quelqu’un veut travailler dans l’Assemblée Nationale même, dans un poste de réceptionniste ou de gardien de nuit, doit passer une batterie de tests et des examens les plus poussés les uns que les autres. Cependant, pour les postes de politiciens ce n’est pas le cas.

 

 

Sur le plan académique…

Nous appuyons le candidat de notre choix, en nous basant sur le programme et la vison du parti qu’il représente, parce que nous nous identifions à son allégeance politique ou peut-être parce que ses promesses enchantent nos oreilles (y aurait-il encore des gens qui croient à

cela ?)  Parfois nous votons pour « l’homme » ou « la femme ».  Mais, personne ne peut nous assurer que notre candidat a fait les études nécessaires et possède l’expérience requise pour gérer dans le sens le plus large du mot.  Le plus part du temps, nous ne savons pas s’il a vécu et vit les combats que les gens vivent dans leur quotidien.  C’est le vécu et l’expérience du politicien qui sera à la base de toute création des politiques familiales, de l’éducation, de la santé, du travail, etcetera, plus proches à nos besoins et à nos réalités.

 

 

Et sur l’aspect de comportement…

Là c’est encore plus difficile de le savoir parce que c’est seulement avec le temps que nous allons savoir si la personne élue possède un grand sens du jugement, une intelligence qui lui permettra de comprendre et résoudre les problèmes qui se présenteront et un degré d’honnêteté à toute épreuve.  Quand on y pense… historiquement, mondialement, on aurait pu éviter des conflits armés, des invasions territoriales, des situations maladroites en économie et en politique ou des situations où l’argent est parti en fumée.

 

Pensez-vous que si on avait fait passer une batterie de tests psychométriques et autres à certains politiciens, on aurait pu découvrir au bon moment les idées de grandeur, les anxiétés, des phobies et une panoplie d’états semblables et ainsi empêcher leur candidature? Or, peut-être aurait-on eu la possibilité de faire un choix plus éclairé en connaissant mieux leur profil humain, leur force, leur faiblesse.

 

Malheureusement la réalité est autre, nous devons nous fier à notre intuition presque aux sciences occultes pour essayer de deviner quel candidat sera le bon choix. Car actuellement, nous avons à faire aux faiseurs d’image qui influencent la perception que nous avons des candidats et malheureusement nous n’avons que bien peu d’outils pour les contrer. Demandez à ceux qui ont voté en se basant plus sur l’apparence et qui se trouvent maintenant déçus de leur choix

 

 

Des noms, des noms !

Je vous donne quelques exemples, à vous de juger. Quelques mois après la deuxième élection du président Bush en novembre 2004, l’ouragan « Katrina » frappe la côte Sud-est des États-Unis, c’est l’immobilisme total, les citoyens de la Nouvelle Orléans souffrent encore les conséquences de cette tragédie, rien n’est fait pour les soulager tandis que toute l’énergie et l’argent sont dirigés vers la guerre en Irak. (Négation de la réalité?)

 

Andrés Manuel Lopez Obrador, candidat à la présidence du Mexique, perd les élections en juillet 2006 par une très mince différence de 0.058 % contre le candidat officiel et dans un geste de désespoir, il s’autoproclame dans une cérémonie parallèle en tant « Président Légitime de la République » (Idées de grandeur?  Il fallait avoir l’ego bien gonflé!).

 

Hugo Chavez, Président du Venezuela est arrivé à l’ONU à New York l’été dernier avec un discours bien enflammé dans lequel entre autres sujets, il qualifiait le président Bush comme étant la personnification même du diable (Thèmes mystiques?, … manque flagrant du sens du danger!)

 

Voulez-vous avoir de noms plus à proximité?  Pas besoin.  Moi, je ferais passer à tous les candidats une évaluation sans distinction ni discrimination, sans prendre personne par acquise.  De toute façon celles-ci  n’auraient rien à craindre car, si elles sont les « personnes les plus aptes », les résultats des examens et des tests seraient là pour nous le confirmer.

 

Alors les fameux « faites-moi confiance » devrait disparaître, on devrait donc leur faire passer des examens de toutes sortes, comme on nous fait passer à nous le commun des mortels si on veut  travailler au dépanneur, mais, cela nous amène à un autre problème… Qui va évaluer les évaluateurs ?

 

 

Lucy Abaunza