Quand « accommodement » ne rime
pas
avec « raisonnable »
Je
sais…je sais… pas encore ça me direz-vous! Et bien oui, parce que cela fait des
mois que j’ai hâte de vous donner mon opinion sur ce sujet qui, disons-le, fait
couler beaucoup d’encre…et de salive! C’est un sujet qui me touche, parce qu’il
s’attaque à nos valeurs fondamentales, parce qu’il met en péril notre culture
et ce pourquoi nous nous sommes battus.
Le
Canada et le Québec sont accueillants pour les immigrants de nombreux pays et
cela est une bonne chose en soit. Le mélange des cultures amène une diversité
et une plus grande ouverture à ce qui se fait ailleurs. Il ne faut pas fermer
les yeux et refuser de voir que d’autres peuples peuvent nous apporter
beaucoup. Là où le bât blesse, c’est lorsque certains de ces mêmes immigrants,
souvent « extrémistes » au sein de leur propre ethnie, veulent
modifier notre façon de vivre pour qu’elle s’adapte à la leur, à ce qu’ils ont
connu dans leur pays d’origine.
Trop souvent, les personnes qui
émigrent au Québec ne connaissent pas notre mode de vie, notre culture et ont
beaucoup de difficultés à s’y adapter. Mais je pense que lorsque l’on choisit
d’aller vivre dans un autre pays, il faut tout d’abord accepter de s’adapter
aux mœurs locales. Pensez-vous vraiment qu’on donnerait suite à ma requête si
j’allais dans un pays musulman et que je demandais à ce que l’on installe un
sapin de Noël dans un lieu public, un hôtel de ville par exemple? Je crois bien
que l’on me dirait de respecter les coutumes et la religion locales ou encore
de retourner chez moi! On ne ferait sûrement pas de « courbettes »
pour m’accommoder! Et c’est malheureusement ce que nous sommes en train de
faire. Nous voulons acheter la paix sociale, mais on risque de faire bien pire.
Un élément important est le fait que
plusieurs ethnies sont regroupées dans les mêmes secteurs et que de ce fait,
elles représentent une « masse critique » importante. Que les gens
veuillent être entre eux est légitime, mais cela ne leur permet pas de vouloir
recréer leur « petit pays » dans le nôtre.
Il faut être tolérant, mais il y a des
limites! Faciliter leur adaptation à notre milieu ne veut pas dire modifier
notre mode de vie et nos mœurs pour s’accommoder aux leurs. Les exemples sont
nombreux et, avouons-le, pas très reluisants : le sapin de Noël à Toronto,
les vitres du YMCA à Montréal, certains services médicaux, les lieux de prière
dans les écoles et en milieu de travail (que certains n’ont même pas dans leur
pays d’origine), le port du kirpan (alors qu’aucun couteau n’est toléré dans
les écoles) ou encore enlever le porc du menu de certaines garderie. Et si les
petits québécois et québécoises en veulent du porc eux, ils n’y ont pas
droit??? La liste des accommodements « raisonnables » s’allonge de
jour en jour. Ça va faire!
Certaines de leurs demandes portent
atteinte à nos lois, notamment en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et
les femmes, valeur fondamentale chez nous. Elles touchent également l’équité,
notamment dans la façon dont certains voudraient que les services leur soient
dispensés. Si je suis dans une clinique médicale sans rendez-vous, je ne
demanderai pas à passer avant les autres, parce que ma religion veut que je
sois de retour chez moi à 16 h 00 ! Je ne demanderai pas non plus que l’on
remue mers et mondes dans un hôpital parce que ma religion ne veut pas que je
sois examinée par un médecin homme ! Nous sommes dans une société laïque et
certains devraient enfin l’accepter.
Sommes-nous « moumounes » au
point où nous oublions nos racines et notre culture pour accommoder certaines
ethnies. Ça va trop loin et bientôt, nous serons ceux et celles qui devront
défendre notre droit d’avoir un sapin de Noël dans les lieux publics! Il est
plus que temps que nos dirigeants « mettent leur culotte » et
affirment clairement qui nous sommes et comment nous vivons chez nous. On ne
devrait plus tolérer que certaines ethnies ne respectent pas nos valeurs et nos
lois ou demandent des privilèges que la plupart d’entre nous n’avons même pas!
Heureusement que toutes les ethnies ne
sont pas aussi exigeantes envers leur « terre d’accueil ». La plupart
des gens qui les composent font leurs petites affaires sans déranger ni exiger.
Mais ce sont les cas d’exception qui font la une des médias et ce sont ceux qui
nous exaspèrent le plus.
Le texte de la chanson du policier qui
parle d’accommodements raisonnables me semblent parfois un peu crue, mais
au-delà des mots, il met en lumière un « ras-le-bol » généralisé en
regard des pirouettes qui sont faites pour accommoder certaines ethnies. Il
soulève notre inquiétude face à l’inertie de nos décideurs à préserver notre
culture. À prime abord, nous ne sommes pas racistes, nous le devenons lorsque
des étrangers veulent modifier notre façon de vivre et nos valeurs. Pour moi
s’adapter c’est faire des compromis pour le maintien de l’harmonie, c’est
respecter le pays et les gens qui nous accueillent. C’est partager sa culture pour
enrichir celle de l’autre. S’adapter, ce n’est pas vouloir imposer sa religion
et sa façon de vivre à ceux chez qui nous voulons vivre. Cela s’appelle
simplement le respect.