QUAND LA VIOLENCE FAIT DES PETITS!
Avec les
récents événements au Collège Dawson, il ne se passe pas une semaine sans qu’on
arrête un jeune ayant proféré des menaces de mort sur internet. A croire qu’ils
se sont donnés le mot et que Kimveer Gill a été l’élément déclencheur.
Et le
rôle parental dans tout ça …
Même si
ces événements m’attristent au plus haut point, je me demande comment il se
fait que les parents n’aient rien vu, rien soupçonné du comportement de leur
fils, qui demeurait pourtant chez eux. Rien vu ou rien voulu voir…, surtout que
le jeune s’était procuré un véritable arsenal militaire ! On a beau respecter
la vie privée de nos jeunes, ça ne devrait pas nous empêcher d’aller faire un
petit tour dans leur chambre de temps en temps, histoire d’exercer une
vigilance qui à mon avis est tout à fait normale.
La
tuerie du Collège Dawson était un événement majeur, mais à toutes les semaines,
on entend parler de suicide, de meurtre ou de conjoints qui abattent leur femme
et parfois leurs enfants. Ces événements sont tout aussi importants et à chaque
fois je me dis : « Mais d’où sort toute cette violence et que doit-on
faire pour l’enrayer? »
Cette
semaine s’amorce le premier congrès mondial sur la violence faite aux femmes.
Plusieurs pays y sont représentés et les conférenciers-ères sont chevronnés-es.
J’espère seulement qu’après ce colloque, les politiciens et décideurs feront en
sorte que « leurs bottines suivent leurs babines », c’est-à-dire
qu’ils agissent enfin et que les femmes puissent vivre sans la peur d’être attaquées
par leur ex-conjoint ou par quiconque. Il ne m’apparaît pas normal que
dans une société comme la nôtre, autant de violence envers les femmes persiste.
Et la violence n’est pas que physique, elle est aussi psychologique et verbale.
Parlez-en au ministre McKay qui aurait tenu des propos dégradants envers son
ex-conjointe en pleine Chambre des Communes. Si on tolère des paroles de ce
genre, on ouvre la porte à des comportements plus graves, à une escalade de
violence. Et je ne m’attarderai pas trop au comportement de ces ex-conjoints
qui, frustrés ou désespérés, posent des gestes irrémédiables. Est-ce un
problème psychologique nécessitant une aide justifiée ou simplement un égo et
une culture qui n’acceptent pas la séparation ? A vous de me le dire….
Par
contre, ce qui commence à vraiment m’agacer, c’est le traitement accordé à ces
nouvelles par les médias, surtout nationaux, il faut le préciser. Ça n’en finit
plus ! On fait des reportages pendant des jours voire des semaines, sur tout et
sur rien, histoire de prolonger la nouvelle. On interroge les parents, les
voisins, les amis, les collègues ou enseignants. Bientôt on aura droit au
coiffeur ou au dentiste peut-être! Il faut que ça arrête et qu’on laisse les familles
en paix. De plus, avec tant de détails, vous ne croyez pas que ça peut donner
des idées à d’autres d’agir de la même manière? A voir comment il peut être
facile de se procurer des armes, il y a lieu de se poser la question.
Sous le
couvert du droit à être informées, je crois que certaines personnes sont
devenues sensationnalistes, pour ne pas dire voyeuses ou à la limite
charognardes! Dans certains cas le mot n’est pas trop fort. Je me souviendrai
toujours que sur les lieux d’un accident où la voiture avait pris feu, j’avais
entendu un parent dire à son enfant : « Viens on va aller voir le
monsieur et la madame brûlés dans l’auto ». A vous donner des nausées…. Je
serai curieuse de savoir si d’autres personnes ont observé des comportements de
ce genre dans d’autres situations.
C’est
beau l’information, mais il faut quand même conserver un peu de décence et ne
pas tout montrer, notamment à la télévision. Les images étant de plus en plus
crues et explicites, j’essaie de me mettre dans la peau de proches des victimes
et le cœur me lève! Assez c’est assez ! Va-t-on tolérer longtemps que les
médias puissent tout faire et tout montrer? Après ça on viendra dire que la
violence s’accentue, que les crimes sordides et très violents sont de plus en
plus courants. Si on accepte que des événements de ce genre fassent, à chaque
semaine ou presque, la une des journaux ou des bulletins télévisés, je pense
que l’on cautionne ce type de comportement. Les médias veulent vendre et pour
cela, ils parlent de ce que le monde veut entendre. C’est l’œuf ou la poule …