QUAND LA COLLABORATION MÈNE À L’ACTION
Oeuvrant dans
le domaine de la défense des droits des personnes handicapées, j’ai souvent à
faire avec des affaire aux décideurs, et ce, de tous les paliers
d’intervention. Je ne vous cacherai pas que j’ai eu mon lot de désillusions sur
le partenariat et la réponse aux besoins des personnes. Bien souvent, je me
suis butée à la méconnaissance, à l’incompréhension, et plus rarement à la
mauvaise volonté.
Des partenaires respectueux
Mais je veux
aujourd’hui vous parler d’interventions réussies, de partenariats, mais surtout
de respect des personnes et de la réalité qu’elles vivent au quotidien. Et
c’est à la Ville de Rivière-du-Loup ainsi qu’à ses décideurs et agents que je
lève mon chapeau, non pas pour « flatter dans le sens du poil », mais
simplement pour reconnaître le beau travail accompli.
Plus qu’un aréna
Tout d’abord,
je veux vous parler du Centre Premier Tech dont les adaptations pour les
personnes vivant avec des limitations fonctionnelles feraient sûrement rougir
d’envie bien des municipalités et même des grands centres. Pendant plusieurs
mois, j’ai eu le plaisir de travailler avec des partenaires soucieux de bien
faire les choses, de répondre adéquatement aux besoins des personnes. Pas de
« chichis » et de promesses en l’air, rien que des actions concrètes
répondant aux problèmes ciblés. Résultat : un centre moderne, capable de
recevoir adéquatement tous les citoyens et citoyennes de sa communauté et
d’ailleurs, dans des facilités conçues avec intelligence et respect.
Un plan d’action destiné aux personnes handicapées
Ensuite, je me
dois de souligner l’excellente collaboration du Conseil municipal et de
nombreux dirigeants de la Ville, qui ont a mené lundi le 5 juin dernier, à l’adoption
du plan d’action à l’égard de l’exercice des droits des personnes handicapées
en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale. Cette décision
faisait suite à plusieurs mois de travaux d’un comité aviseur formé par la
Ville pour identifier les besoins des personnes handicapées et de leur famille
et voir comment elle pouvait mieux y répondre. Encore là, de la bonne volonté,
du réalisme, mais surtout du respect, tant de la part des demandeurs que des
décideurs. Un travail avec une vision commune, voilà la clé du succès. Pas de
« game de pouvoir », ni de faux-fuyants pour éluder une tâche ou une
responsabilité.
Même si ce plan
d’action était une obligation gouvernementale faisant suite à l’adoption de la
Loi 56 en décembre 2004, la Ville n’a jamais attendu l’obligation d’une telle
Loi pour agir. De nombreux gestes ont été posés en regard des personnes
handicapées depuis plusieurs années. Qu’il me suffise de mentionner les
stationnements réservés, les feux de circulation sonores, les trottoirs
abaissés partout dans la Ville et, bien sûr, l’ajout d’un ascenseur à l’édifice
municipal qui est d’ailleurs en construction, mais pour lequel la Ville s’était
déjà engagée il y a plusieurs années. A cela s’ajoutent diverses actions
ponctuelles pour lesquelles la Ville a agit promptement et correctement,
souvent à la suite à des commentaires émis par des personnes handicapées, des
parents ou des associations.
Il m’apparaît
clair que toutes ces actions ont été motivées par une réelle volonté
d’améliorer la qualité vie des personnes handicapées, dans le but d’accroître
leur participation sociale et citoyenne. Voilà ce que j’appelle faire de la
place à tout le monde. Et croyez-moi, cette attitude n’est pas monnaie courante
lorsqu’il s’agit des personnes handicapées ! Certains auraient, encore
aujourd’hui, la malheureuse tendance à trouver un petit coin bien tranquille à
l’écart où « caser » ces personnes.
Bravo à la
collaboration et au respect, mais surtout merci à des gens de cœur.