OTAGES DE L’ÉCONOMIE !!!
Victime de hausses injustifiées
Avec
la récente annonce de hausse des tarifs d’électricité et celle fort probable
des primes de l’assurance-automobile, les québécois et québécoises sont de plus
en plus pris en otage par la nécessité économique de faire des profits. A cela
ajoutons le dernier scandale de la société des alcools où, contraints à subir
un monopole qui doit sans cesse hausser ses versements au gouvernement, les
consommateurs se sont faits floués par des prix excessifs. Vous allez me dire
que l’on n'est pas obligé de consommer des boissons alcoolisées et vous avez
tout à fait raison. Mais pour moi, c’est une question de principe et de respect
du consommateur.
Plusieurs
ont crié haut et fort que les façons de faire de Wal-Mart n’étaient pas
conformes à nos lois québécoises. Alors pourquoi est-ce que la SAQ aurait le
droit de magouiller sur notre dos et de s’en tirer elle?
Avec nos décideurs actuels et leur forte tendance à
instaurer un marché économique de libre concurrence où le secteur privé serait
plus présent, les moins bien nantis se retrouvent de plus en plus au fond du
baril. Déjà qu’ils avaient peine à joindre les deux bouts! Mais même si c’est
la base de notre système capitaliste, il faudrait bien que certains comprennent
qu’il n’y a pas que l’économie dans la vie ! Pour la faire rouler, ça prend
plus que de l’argent, ça prend des gens en santé, éduqués et qui ont un
sentiment d’appartenance à leur communauté. Mais comment y arriver si tu fais
partie de ceux à qui on serre toujours la vis et que tu es déjà dans une
situation précaire.
Pas question d’imposer les grandes sociétés et
entreprises pour combler le manque à gagner, c’est plus facile de s’attaquer
aux plus petits, à ceux qui ne peuvent se défendre. Non, les grandes compagnies
on leur donne plutôt des subventions pour qu’elles fassent encore plus de
profits !
Le développement social, même s’il fait l’objet de
beaucoup de discussions, semble vouloir « prendre le bord » sous la
domination de la sacro-sainte économie. Au diable la lutte contre la pauvreté,
on en parle mais on n’agit pas et si quelqu’un prône le développement social,
il est souvent perçu comme « un empêcheur de tourner en rond », un
frein au développement économique. Tout tourne autour de l’argent et les gens
sont laissés à eux-mêmes lorsqu’ils se retrouvent dans une situation de
dépendance aux programmes sociaux ou d’emploi au salaire minimum.
Le développement social vise à améliorer les
conditions requises pour la plus grande participation sociale des personnes en
intervenant auprès des collectivités locales et auprès de ces mêmes personnes.
C’est faire une place à chacun pour qu’ils puissent bénéficier de conditions de
vie acceptables et équitables. La
participation sociale ce n’est pas que le travail, c’est aussi les études, le
bénévolat, les activités de loisirs et de sports, etc… la vie normale quoi!
« L’œuf ou l’enveloppe ? »
Alors comment les personnes les plus démunies de notre
milieu pourront-elles arriver à cette participation sociale, si nos
institutions et décideurs n’en ont que pour l’économie et les profits ! Comment
penser à avoir des loisirs quand les fins de mois arrivent toujours trop vite
et que se succèdent les annonces qui resserrent l’étau dans lequel vivent ces
gens. C’est un non-sens!
Dans des milieux comme le nôtre, la pauvreté est
visible, presque palpable. Les actions communautaires et charitables se
multiplient en raison du désengagement de l’état et de sa volonté de faire des
profits sur notre dos. Les paniers de Noël sont nécessaires et très utiles mais
il faut aussi penser que ces gens ont faim toute l’année ! Alors que font nos
gouvernements pour amoindrir ou éliminer cette pauvreté : ils haussent la
tarification de services essentiels et réduisent l’autonomie et la qualité de
vie des personnes! Pincez-moi quelqu’un c’est le monde à l’envers! Et je n’ose
pas m’étendre sur les façons dont nos dirigeants se « paient la
traite » avec l’argent des contribuables…. !